Le secteur du transport aérien à Madagascar reste fortement encadré. Selon un récent avis publié par l’Aviation civile de Madagascar, seuls 22 appareils appartenant à cinq opérateurs locaux sont actuellement autorisés à effectuer des vols contre rémunération sur le territoire national. Cette autorisation concerne aussi bien les vols commerciaux réguliers que les transports aériens à la demande.
Dans ce paysage aérien limité, la compagnie nationale Madagascar Airlines conserve une position dominante sur les lignes régulières grâce à une flotte de six avions ATR. Ces appareils assurent l’essentiel des dessertes domestiques et régionales opérées par la compagnie nationale dans un contexte où les besoins en connectivité aérienne demeurent importants pour la Grande Île.
De son côté, Madagascar Trans Air s’impose comme l’opérateur le plus actif sur les vols à la demande, aussi bien au niveau national qu’international. La compagnie dispose de 12 aéronefs composés principalement de petits avions légers monomoteurs et bimoteurs, notamment des modèles Cessna, Piper et Beechcraft. Cette flotte permet de répondre à des besoins spécifiques de transport vers des zones parfois difficiles d’accès par voie terrestre.
La liste des opérateurs autorisés comprend également HFF Travel Airways, qui exploite deux appareils, dont un jet d’affaires Cessna Citation 560 XL. GS Aviation dispose quant à elle d’un Beechcraft King Air B200, tandis que Madagascar Fly Alliance ferme la marche avec un unique Cessna 207A destiné exclusivement aux vols domestiques à la demande.
Le document de l’ACM met également en lumière une situation particulière : un même appareil, immatriculé 5R-MLI, apparaît simultanément sous les couleurs de Madagascar Trans Air et de Madagascar Fly Alliance. Cette singularité soulève des interrogations sur les modalités d’exploitation et de gestion de certains aéronefs au sein du secteur privé aérien malgache.
Par ailleurs, le Cessna 208 Caravan apparaît comme l’avion le plus représenté parmi les appareils autorisés, avec six unités actuellement en service. Réputé pour sa polyvalence et sa capacité à opérer sur des pistes courtes ou peu aménagées, cet appareil joue un rôle clé dans la desserte des régions enclavées de Madagascar.
Cette publication de l’Aviation civile de Madagascar intervient dans un contexte où le pays cherche à renforcer la sécurité et la régulation du transport aérien. Avec une flotte commerciale encore réduite, le défi reste important pour améliorer la connectivité intérieure, soutenir le tourisme et répondre aux besoins croissants de mobilité à travers l’île.