Madagascar élargit son cercle d’exportateurs de vanille et de girofle pour mieux structurer ses filières clés

Le ministère du Commerce et de la consommation renforce l’encadrement des filières stratégiques à Madagascar en agréant 19 nouveaux exportateurs de produits de rente, principalement la vanille et le girofle, dans le cadre de la campagne 2025-2026. Cette décision vise à mieux organiser un secteur crucial pour les recettes en devises du pays et à garantir la qualité des exportations sur les marchés internationaux.

Dans le détail, 18 nouvelles sociétés ont été autorisées à exporter de la vanille après examen de 25 dossiers, soit un taux d’acceptation de 72 %. À cela s’ajoute une entreprise agréée pour l’exportation de girofle, portant à 19 le nombre total de nouveaux opérateurs validés par l’administration. Ces entreprises pourront officiellement démarrer leurs activités à l’international dès le retrait de leurs certificats prévu à partir du 13 avril.

Cette ouverture contrôlée s’inscrit dans une stratégie de structuration du marché. Le ministère entend ainsi assainir les circuits d’exportation, en intégrant uniquement les acteurs conformes aux exigences réglementaires, notamment en matière de traçabilité, de qualité et de respect des obligations fiscales. L’objectif est double : améliorer la crédibilité des produits malgaches à l’étranger et sécuriser les flux commerciaux.

Les autorités précisent que ces nouveaux exportateurs feront l’objet d’un suivi strict. Des contrôles réguliers seront mis en place afin de garantir le respect des normes en vigueur. En cas de manquement, des sanctions graduelles sont prévues, allant de l’accompagnement technique jusqu’au retrait de l’agrément. Cette surveillance vise à préserver la réputation internationale de la vanille et du girofle malgaches, deux produits emblématiques du commerce extérieur national.

Cette dynamique intervient dans un contexte où Madagascar cherche à stabiliser et optimiser ses exportations agricoles. En élargissant le nombre d’opérateurs tout en renforçant les contrôles, le gouvernement tente de concilier ouverture économique et régulation, afin d’assurer la durabilité et la compétitivité de ses filières d’exportation.