Épidémie de Mpox à Madagascar : un nourrisson d’un mois décède à Toamasina, les autorités alertent sur les risques pour les plus vulnérables

L’épidémie de Mpox continue de faire des victimes à Madagascar. Un nourrisson de sexe masculin, âgé d’un mois, est décédé le 28 juillet 2026 au Centre de traitement et d’isolement (CTI) de Toamasina, dans la région Atsinanana. Cette nouvelle tragédie rappelle la gravité de la maladie chez les nouveau-nés et les jeunes enfants, considérés comme les catégories les plus exposées aux formes sévères de l’infection.

Selon des responsables du ministère de la Santé publique, le bébé aurait contracté le virus auprès de sa mère, qui présentait déjà des symptômes évocateurs de la Mpox. Cette dernière aurait eu recours à l’automédication avant de consulter un établissement de santé, retardant ainsi le diagnostic. Les premières lésions cutanées sont apparues chez le nourrisson dès son quatorzième jour de vie, mais la maladie n’a été identifiée qu’à un stade avancé. Avant son admission au CTI, l’enfant aurait également été transporté dans plusieurs lieux alors que son état était déjà critique. Une enquête sanitaire est en cours afin de déterminer si la mère présentait des facteurs de vulnérabilité particuliers.

Ce décès porte à trois le nombre de nouveau-nés morts de la Mpox depuis le début de l’épidémie, déclarée à Madagascar à la mi-décembre 2025. Parmi les précédentes victimes figurent un nourrisson de 11 jours dans la région Boeny et un autre de 22 jours à Antananarivo. Une fillette de trois ans originaire de Toamasina avait également été la première victime enregistrée dans le pays. Les autorités sanitaires rappellent que les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes ainsi que les personnes atteintes de maladies chroniques ou immunodéprimées sont les plus exposés aux complications graves pouvant entraîner le décès.

Le Centre des opérations d’urgence en santé publique (COUSP) insiste sur l’importance d’une prise en charge rapide dès l’apparition des premiers symptômes, notamment la fièvre, les ganglions enflés, les douleurs musculaires et les éruptions cutanées caractéristiques. Les spécialistes recommandent également de limiter les visites auprès des nouveau-nés, de se laver soigneusement les mains avant de les manipuler et d’éviter tout contact avec un bébé lorsqu’une personne présente des signes d’infection.

Cette nouvelle perte intervient alors que la circulation du virus demeure active dans plusieurs régions du pays, notamment à Toamasina, qui reste l’un des principaux foyers de transmission. Les autorités sanitaires poursuivent les actions de surveillance, de sensibilisation et d’isolement des cas afin de limiter la propagation de l’épidémie, tout en appelant la population à éviter l’automédication et à consulter rapidement les services de santé en cas de symptômes suspects.