Aliko Dangote prolonge l’ouverture en Bourse de sa raffinerie pour attirer davantage d’actionnaires africains

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L’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote a annoncé la prolongation de deux semaines de la période de souscription à l’introduction en Bourse de sa méga-raffinerie de pétrole, située près de Lagos, au Nigeria. Initialement prévue pour s’achever le 13 octobre 2026, l’opération restera ouverte jusqu’au 27 octobre. Cette décision vise principalement à permettre à un plus grand nombre de citoyens africains de participer au capital de cette infrastructure industrielle majeure, plutôt qu’à atteindre un objectif financier déjà largement dépassé.

Selon Aliko Dangote, les souscriptions enregistrées auraient déjà permis de mobiliser trois à quatre fois le montant initialement recherché. L’homme d’affaires insiste ainsi sur la volonté d’élargir la participation des investisseurs individuels, notamment au Nigeria et dans d’autres pays africains. Son ambition est de faire de cette introduction en Bourse une opération accessible au plus grand nombre et de permettre aux citoyens de devenir actionnaires d’un projet stratégique pour l’économie du continent.

L’opération vise à lever environ 1,6 milliard de dollars, soit près de 1,4 milliard d’euros, afin de financer l’expansion de la raffinerie. Actuellement dotée d’une capacité de traitement de 700 000 barils de pétrole par jour, l’installation ambitionne de porter cette capacité à 1,4 million de barils quotidiens. Si cet objectif est atteint, elle pourrait dépasser la raffinerie de Jamnagar, en Inde, et devenir la plus grande au monde. Mise en service en 2024, l’infrastructure dépasse déjà les besoins intérieurs du Nigeria en carburants et a commencé à exporter sa production vers les marchés internationaux.

Cette initiative intervient dans un contexte où l’Afrique demeure fortement dépendante des importations de produits pétroliers raffinés. Selon les données rapportées par 2424.mg, le continent importe encore plus de 70 % de ses carburants raffinés. Le développement de capacités locales de transformation représente donc un enjeu économique important, notamment pour renforcer la sécurité énergétique, réduire la dépendance extérieure et favoriser les échanges commerciaux régionaux.

L’expansion industrielle envisagée par Aliko Dangote ne se limite pas au Nigeria. Fin septembre 2026, l’homme d’affaires a également lancé le projet d’une seconde raffinerie d’une capacité prévue de 700 000 barils par jour à Lamu, sur la côte kényane. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de développement industriel à l’échelle africaine, après les investissements du groupe dans le ciment, le sucre et les engrais.

Au-delà de la mobilisation des capitaux, l’introduction en Bourse de la raffinerie Dangote constitue ainsi une tentative d’élargir l’accès des investisseurs africains aux grandes infrastructures du continent. Son succès dépendra notamment de la capacité à transformer l’intérêt suscité par l’opération en une participation effective et durable des petits actionnaires, tout en finançant l’augmentation des capacités de production de l’une des installations pétrolières les plus importantes d’Afrique.