Le 11 décembre 2025, l’Environmental Protection Agency (EPA) des États‑Unis a procédé à des modifications importantes de plusieurs pages de son site internet, retirant ou atténuant les explications qui établissaient clairement que le réchauffement climatique est principalement causé par l’activité humaine, notamment la combustion de combustibles fossiles tels que le charbon, le pétrole et le gaz naturel.
Jusqu’à récemment, la page consacrée aux causes du changement climatique expliquait que depuis la Révolution industrielle, les activités humaines avaient libéré d’importantes quantités de dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre, ce qui avait provoqué un réchauffement global bien supérieur à celui que les phénomènes naturels seuls pourraient expliquer.
Cependant, dans la version révisée du site, ces références directes aux émissions humaines ont été supprimées ou réduites, et l’accent est désormais mis presque exclusivement sur des phénomènes naturels comme les variations de l’orbite terrestre, l’activité solaire ou les changements dans la réflexion de la lumière. La page ne mentionne plus clairement que les combustibles fossiles sont la principale cause du changement climatique contemporain.
Des scientifiques climatiques ont vivement critiqué ces révisions, estimant qu’elles sont trompeuses et peuvent induire en erreur le grand public. Selon eux, une information qui omet délibérément le rôle dominant des activités humaines dans le réchauffement actuel est inexacte au regard du consensus scientifique mondial.
Cette mise à jour intervient dans un contexte plus large d’actions gouvernementales qui ont déjà vu la suppression d’autres documents clés, comme l’évaluation nationale du climat, et s’inscrit dans la stratégie de l’administration Trump visant à renforcer la production d’hydrocarbures (pétrole, gaz et charbon) tout en réduisant l’accent mis sur la lutte contre le changement climatique.
Face aux critiques, un porte‑parole de l’EPA a déclaré que l’agence n’est plus guidée par ce qu’il a qualifié de “agenda politique” et qu’elle se concentre sur la protection de la santé humaine et la croissance économique. Il a aussi affirmé que les contenus archivés restent accessibles, même si certains liens redirigent actuellement vers des pages d’erreur.
Des scientifiques et d’anciens responsables gouvernementaux ont rétorqué que nier ou minimiser le rôle de l’homme dans le changement climatique revient à omettre une vérité évidente et essentielle, et qu’une telle démarche compromet la capacité de la société à comprendre et à répondre efficacement à cette crise mondiale.