Le Venezuela traverse, en ce 5 janvier 2026, l’une des crises politiques et diplomatiques les plus graves de son histoire récente. Les autorités de Caracas affirment que le président Nicolás Maduro a été enlevé lors d’une opération menée par les États-Unis sur le territoire vénézuélien. Cet acte est présenté par le gouvernement comme une intervention directe et illégale, marquant une rupture sans précédent dans les relations déjà tendues entre les deux pays.
Dans une déclaration officielle, le gouvernement vénézuélien a fermement condamné ce qu’il qualifie d’agression étrangère et d’atteinte grave à l’ordre constitutionnel. Selon Caracas, l’enlèvement du chef de l’État constitue une violation flagrante de la souveraineté nationale et du droit international. Les autorités insistent sur le fait qu’aucune justification politique ou sécuritaire ne peut légitimer une telle action menée sans le consentement de l’État concerné.
Face à cette situation exceptionnelle, les institutions vénézuéliennes ont annoncé des mesures visant à assurer la continuité de l’État. La vice-présidente Delcy Rodríguez a été investie de fonctions exécutives intérimaires avec le soutien des forces armées et des principales institutions judiciaires. Le pouvoir affirme ainsi que l’appareil étatique reste opérationnel et que la stabilité institutionnelle est préservée malgré l’absence forcée du président.
Le discours officiel du Venezuela met également l’accent sur la dimension internationale de la crise. Les autorités appellent la communauté internationale à reconnaître la gravité de l’acte posé par les États-Unis et à défendre le principe de non-ingérence dans les affaires internes des États. Caracas estime que cette affaire dépasse le cadre bilatéral et représente un précédent dangereux pour l’équilibre des relations internationales.
Pour le gouvernement vénézuélien, l’enlèvement du président s’inscrit dans une stratégie plus large de pression politique et de déstabilisation. Il accuse Washington de chercher à imposer un changement de pouvoir par la force, en contournant les mécanismes diplomatiques et démocratiques. Cette situation alimente un climat de tension et d’incertitude, tant au niveau national que régional.
La position du Venezuela est sans équivoque : l’action des États-Unis est rejetée comme illégale et contraire aux principes fondamentaux de la souveraineté des États. Le pays affirme son droit à l’autodétermination et réitère que seul le peuple vénézuélien peut décider de son avenir politique. Dans l’attente d’une issue diplomatique, Caracas appelle à une mobilisation internationale en faveur du respect du droit international et de la stabilité mondiale.