Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine s’est de nouveau réuni pour examiner l’évolution de la situation politique et sécuritaire à Madagascar, alors que le pays reste sous étroite surveillance des organisations régionales et internationales. Cette réunion intervient dans un contexte de transition politique et de tensions persistantes qui continuent de susciter des préoccupations sur le continent.
La réunion du CPS s’inscrit dans la continuité des discussions menées au sein de l’organisation panafricaine sur l’évolution de la crise malgache. Les membres du Conseil ont été appelés à examiner les derniers développements politiques, sécuritaires et institutionnels dans le pays, ainsi que les mesures nécessaires pour accompagner le retour à une stabilité durable.
Cette session, qui fait partie d’une série de consultations consacrées à Madagascar, vise notamment à évaluer l’efficacité des initiatives déjà engagées par les partenaires régionaux et internationaux, en particulier la coopération entre l’Union africaine et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Les discussions portent également sur la coordination des efforts diplomatiques afin d’encourager le dialogue politique et la réconciliation nationale.
Le CPS, organe central de l’Union africaine chargé de la prévention et de la gestion des conflits sur le continent, a pour mission d’anticiper les crises et de promouvoir la paix et la stabilité au sein des États membres.
La situation politique à Madagascar fait l’objet d’une attention particulière depuis les événements politiques survenus en 2025, qui ont entraîné une phase de transition et soulevé des inquiétudes sur la stabilité institutionnelle du pays. L’Union africaine avait déjà tenu plusieurs réunions d’urgence afin d’évaluer les développements sur le terrain et de rappeler son principe de tolérance zéro face aux changements anticonstitutionnels de gouvernement.
Face à cette situation, l’organisation continentale a encouragé les autorités malgaches à privilégier le dialogue inclusif entre les différentes forces politiques et sociales. Elle a également souligné l’importance de préserver les libertés fondamentales et de garantir la participation de toutes les composantes de la société, notamment les jeunes et les femmes, dans le processus de résolution de la crise.
Dans ce cadre, l’Union africaine travaille en étroite collaboration avec la SADC et d’autres partenaires régionaux afin d’accompagner les efforts de médiation et de soutenir les initiatives visant à restaurer la stabilité politique et institutionnelle.
Lors de ses précédentes sessions consacrées à Madagascar, le Conseil de paix et de sécurité avait insisté sur la nécessité d’un dialogue politique national inclusif comme principal mécanisme pour surmonter les tensions. L’organisation avait notamment appelé à la mise en œuvre d’un processus de réconciliation permettant de traiter les causes profondes de la crise politique et sociale.
Les autorités malgaches sont également encouragées à poursuivre les réformes institutionnelles et à engager des consultations nationales afin de préparer les prochaines étapes du processus politique, notamment la tenue d’élections crédibles et transparentes. Plusieurs initiatives régionales, dont l’implication d’émissaires et de mécanismes de médiation, ont été envisagées pour faciliter ce processus.
À l’issue de la réunion, les membres du Conseil de paix et de sécurité ont réaffirmé leur engagement à suivre de près l’évolution de la situation à Madagascar. Ils ont également demandé que des rapports réguliers soient présentés afin d’évaluer les progrès réalisés dans les efforts de stabilisation.
L’Union africaine a rappelé sa volonté de soutenir le pays dans la recherche d’une solution pacifique et durable, tout en réaffirmant son attachement aux principes de gouvernance constitutionnelle, de dialogue politique et de respect de l’État de droit.
Dans un contexte régional où la stabilité politique demeure un enjeu majeur pour le développement, la situation à Madagascar reste ainsi un dossier prioritaire pour les institutions africaines, qui entendent continuer à jouer un rôle actif dans l’accompagnement du processus de sortie de crise.