Le cyclone tropical Fytia a frappé Madagascar entre le 31 janvier et le 1er février 2026, traversant l’île d’ouest en est et provoquant de graves perturbations dans plusieurs régions. Classé comme un système de forte intensité, Fytia s’est accompagné de pluies torrentielles, de vents violents et de crues soudaines, causant des dommages considérables dès son entrée sur le territoire malgache.
Selon les premières évaluations, le bilan humain faisait état de trois décès et de plus de 28 000 personnes affectées. Toutefois, à la date du 03 février 2026, les autorités malgaches, à travers le Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC), ont révisé ces chiffres à la hausse, annonçant au moins sept morts et plus de 54 000 sinistrés, preuve de l’ampleur réelle de la catastrophe au fur et à mesure de la consolidation des données.
Les dégâts matériels sont importants et concernent principalement les habitations, les infrastructures publiques et les réseaux de transport. Des centaines de maisons ont été totalement détruites, tandis que plusieurs milliers d’autres ont été partiellement endommagées ou inondées, rendant de nombreuses familles sans abri et perturbant fortement la vie quotidienne des populations locales.
Les régions du Nord-Ouest, notamment Soalala, Marovoay et Mahajanga, figurent parmi les zones les plus sévèrement touchées par le passage du cyclone. La région d’Analamanga, incluant Antananarivo, a également subi de fortes pluies ayant entraîné des inondations, des coupures de routes et des perturbations des activités économiques, administratives et scolaires.
Sur le plan météorologique, bien que le cyclone Fytia ait quitté Madagascar, les services météorologiques nationaux signalent le maintien d’un temps instable dans plusieurs parties du pays. Des risques de crues des rivières, de glissements de terrain et d’inondations localisées demeurent, incitant les autorités à maintenir des niveaux d’alerte élevés dans certaines zones vulnérables.
Face à cette situation, les autorités malgaches, en collaboration avec les partenaires humanitaires nationaux et internationaux, ont renforcé les opérations de secours et d’assistance. Ces actions comprennent l’accueil des sinistrés dans des centres d’hébergement d’urgence, la distribution de vivres et de produits de première nécessité, ainsi que l’évaluation continue des besoins sur le terrain.
Le passage du cyclone Fytia s’inscrit dans le contexte plus large de la saison cyclonique dans l’océan Indien, qui s’étend généralement de novembre à avril. Cet épisode rappelle une nouvelle fois la forte vulnérabilité de Madagascar aux phénomènes climatiques extrêmes, accentuée par les effets du changement climatique et la fragilité des infrastructures, tandis que les bilans restent encore susceptibles d’évoluer dans les prochains jours.